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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 12:13

Une très archaïque histoire de famille !

 

La grotte du puits de Lascaux ou la nativité première.

 

Il y a 18 000 ans, à Lascaux, en un lieu caché et souterrain, en partie inaccessible, la paroi de la grotte fut décorée d’une scène qui n’est pas en toute apparence familière et pourtant ! Était-ce la première crèche représentant une nativité humaine ?

Comment est-on passé de la grotte à la crèche en plusieurs millénaires pour mettre en scène l’apparition d’un petit homme- dieu ?

Pourquoi et comment avoir associé une grotte à la crèche de la nativité ? Jésus ne serait-il pas né selon les dernières hypothèses chez des voisins accueillants, ce qui n’enlève rien à sa nature divine ? Si Dieu est un créateur, l’homme, sa particule incarnée, apporte au mystère sa part de rêve avec le matériel domestique qu’il a à sa disposition : grotte, crèche, animaux, étoiles ; Il convoque même ses savants les plus réputés : des astrologues orientaux, les rois mages et leurs cadeaux symboliques.

Le mytho gramme de Lascaux ne nous livre pas son récit : il l’imagine au sens de faiseur d’images. Ces dernières sont statiques et ne sont pas caractérisées par une recherche de mouvements. La peinture, accompagnée de signes abstraits  (« sans paroles ») représente deux grands animaux, un petit homme à tête d’oiseau, ithyphallique : il s’agit donc d’un petit être masculin dominé par un bison et un rhinocéros dont la corne passe pour être aphrodisiaque (cela est dû à la forme de la corne assimilée au sexe masculin en érection du rhinocéros laineux – valence masculine - et cette croyance a perduré chez les descendants de Cro-Magnon.). La présence d’un propulseur ou bâton de pouvoir à tête d’oiseau, bien au centre, montre l’importance de la présence de l’oiseau dans le mytho gramme. La crèche, en son sommet, portera une colombe car à l’avènement de Jésus nous sommes dans le trinitaire divin : le père, le fils, le Saint-Esprit (colombe).

Le Bison a une valence femelle (Leroy Gourhan). Il est pénétré pour être fécondé et laisse échapper, non ses entrailles après avoir été blessé à la chasse, mais un placenta. Le culte placentaire est un culte préhistorique qui a perduré dans des sociétés exotiques dites premières.

Des auteurs ont interprété la présence des deux grands animaux comme le couple primitif qui aurait donné naissance à l’enfant. La femme n’est pas représentée sur le mytho gramme.  (Elle le sera, ô combien asexuée, mais paradoxalement féconde dans la crèche-grotte christianisée). Sur d’autres peintures ou plus particulièrement sur une sculpture paléolithique, (32.000 ans B.C.) la représentation d’un homme lion fait songer à un métissage homme/animal.

 

Dans la conception du petit d’homme la barrière d’espèce n’aurait pas existé dans l’imaginaire du temps des grandes chasses. L’étude des cultures des Bochimans de si lointaine tradition orale évoque la possibilité que les hommes puissent devenir des animaux et ces derniers revenir à la condition humaine. À l’aurore des jours humains tout semble provenir du temps du rêve.

 

La grotte de Bethléem

C’est au IIIe siècle ap. J.C. que l’on constate la vénération d’un lieu de la nativité dans un espace grotte-crèche. L’argument du manque de place ne convainc pas. La tradition est tardive. Pour s’édifier, une légende a besoin de l’accumulation de récits dont les éléments les plus attrayants seuls vont se stratifier et se transmettre non sans embellissements mais dans un cadre fixé aux origines du mythe ; à savoir une grotte-crèche où les hommes tiennent infiniment moins de place que les grands animaux. Dans toutes les cultures l’esprit religieux se manifeste en construisant une histoire logique et procède par montage et emprunts. Il s’agit d’une défense contre le mystère d’être et de mourir. « Le va et vient du mourir naître ! »

 

La grotte, éternel retour du Paradis perdu.

La sensibilité au XIIIe siècle de St. François d’Assise est proche des frères inférieurs. Les animaux, les oiseaux auquel il prétend s’adresser, vont entourer l’espace de la grotte-crèche. En 1223 il invente une scénographie de la nativité dans une grotte-crèche avec Jésus enfant, la Vierge, Saint Joseph, des mages, des bergers. Les grands animaux ont disparu au profit d’animaux plus petits, domestiqués et asexués, réduits au rôle d’animaux favoris ; ils ont perdu leur majesté sauvage et leur rôle concepteur supposé. Ils sont humbles et soumis. La crèche-grotte devient un modèle réduit à taille humaine. L’archétype de la grotte primordiale subsiste et traverse le temps et va s’humaniser à hauteur d’homme.

Exemple : Mosaïque de la Nativité (Santa Maria, Trastevere. Rome) par Pietro Cavallini (1250 1344). Matériel symbolique : une grotte, un âne et un bœuf qui veillent sur un enfant emmailloté. Les deux animaux domestiques ne sont pas sexués comme à Lascaux et de taille modeste. L’enfant paraît aussi grand que personnages et animaux. Au sommet de la grotte une étoile diffuse une lueur. Des anges parlent avec un berger. Au pied de la grotte un petit pâtre joue de la flûte. Un personnage nouveau : St. Joseph, compagnon de la vierge, pensif sur son rôle !

Un texte cohérent du récit de la nativité, dépourvu d’ajouts et de remaniements est introuvable. Il faut supposer que des traditions fortes anciennes ont rapporté la naissance d’un enfant mystérieux venu des étoiles.  (Notre ADN ne vient-il pas de l’infini de l’espace ?) L’étoile est présente dans tout récit de la nativité. Elle guide des astrologues (les rois mages) jusqu’au lieu de la nativité.

Superman parvenu enfant des espaces célestes, est le héros par excellence, celui qui prend la défense des opprimés alors qu’il est toujours traité comme un étranger sur notre planète. Il est le messie venu de l’espace pour nous sauver. Superman est l’incarnation de la protection divine à laquelle se réfère souvent la culture américaine. Dans Superman, le personnage principal provient, enfant, dans un petit berceau-vaisseau spatial en cristal, d'une planète plus évoluée (Krypton). De plus, l'envoi du bébé dans un vaisseau spatial est similaire à la mise dans un berceau de Moïse qui est ensuite confié aux eaux. Superman est la version moderne de l’enfant venu des eaux dans un berceau. En dehors de ce récit spatial modernisé par la science-fiction américaine, il n’en reste pas moins que le mystère de la conception par une femme d’un enfant-dieu est un bouleversement total. Dans la grotte préhistorique de Lascaux deux grands animaux sont auprès du petit homme nu. La mère humaine est absente ainsi que le père concepteur. Paternité et maternité sont assurées par les grands animaux. Le mytho gramme d’une conception et d’une nativité est esquissé à Lascaux. (Voir ill. 1) La pénétration vulvaire du bison femelle est indiquée à droite et ce ne sont pas les entrailles qui sont perdues par une blessure de chasse mais une figuration du culte placentaire préhistorique.

Les mises en scène de la venue d’un enfant sauveur empruntent leur matériel symbolique, à la terre, à l’eau, à l’espace, au ciel (la cigogne) et même à la forêt profonde qui abrite des loups nourriciers de l’enfant sauvage.

La crèche (grotte) est une construction historique culturelle qui traverse aussi bien l’animisme que le christianisme. La crèche ne ramène par un enfant-dieu avec elle là où on l’installe. C’est une affaire d’homme et d’enfant, un attendrissement sur notre  si humain devenir-avenir. Deux augures ne peuvent se regarder sans rire écrivit Cicéron. Qui aujourd’hui prend la crèche au sérieux, sinon quelques sacristains laïques intolérants au pouvoir incertain ?

10 novembre 2016, pour H. Brivet                                                                                                        © Robert Liris

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 18:04

Une gravure sur bois trouvée dans une brocante a éveillé notre curiosité sur le sujet, le père François Gaschon (Auzelles (Puy-de-Dôme) 30 août 1732 Ambert 28 novembre 1815), et l’iconographie qui l’entoure. Nous ne nous attarderons pas sur la biographie de ce missionnaire dont la vie a été décrite par l’écrivain auvergnat Henri Pourrat[1] (Ambert 7 mai 1887 16 juillet 1959), et un site étant consacré au vénérable père Gaschon. Nos recherches ont permis d’établir l’inventaire non exhaustif suivant[2] :

 

GASC 01.(1817) « Le bienheureux père Gaschon »

À Ambert, Chez Seguin, imprimeur-libraire (1817). (Photographie d’un original provenant des archives de l’hôpital d’Ambert. Cl. Randol).

Antoine Charles François Barthélémy Seguin (Ambert 9 juin 1817 d’un père imprimeur  ?) obtint son brevet de lithographe le 24 août 1840. Son père lui transmet ses brevets d'imprimeur en lettres et de libraire pour Ambert le 19 février 1842 alors que la situation de l'imprimerie est critique. En 1845, le père est en prison, le fils en fuite et les trois brevets sont cédés au riomois Pierre Perissel le 26 juillet1845. Seguin fils contestera ensuite la vente tandis que sa mère en réclame l'exécution, mais la justice en établira la validité. Bibl. : Archives Nationales F18 2037, ELEC19. EGULLION p196. (Voir imagerie du père Gaschon)

Compositeur, Pierre Perissel (Riom 28 mars 1808 d’un père propriétaire 29 juin 1872) travaille dans diverses imprimeries parisiennes. Après avoir demandé sans succès un brevet pour La Villette, refusé en 1839 et en juin 1840, il traite le 26 juillet1845 les trois brevets d’imprimeur, lithographe et libraire avec Antoine, Charles, François, Barthélémy Seguin. Bien que le Préfet considère qu'Ambert offre peu de perspectives et alors que l'épouse de Seuin réclame l'exécution du traité, il donne un avis favorable à la demande de Perissel parrainé par le normand Achille Baudouin (Rouen 10 décembre 1807 ?) & François Lacour d’origine auvergnate (Clermont-Ferrand 30 mai 1808 ?). Créateur du Mémorial d’Ambert (septembre 1844), il exercera jusqu’à sa mort en 1872. Sa veuve lui succèdera. Bibl. : Archives Nationales F18 2037, ELEC19 ; EGULLION p196 (A.D. 8 BIB 1087).

 

GASC 02.(ca 1820) « Le bienheureux Père Gaschon »

Gravure sur bois en couleurs (la feuille, 38*31 cm) de la fabrique de Pellerin, imprimeur-libraire, à Épinal (Image sur Gallica). [BNF, département Estampes et photographie, FOL-LI-59 (1), Images d'Épinal de la Maison Pellerin (Tome 1, 1810-1836)]. (Cl. Randol d’un exemplaire du retirage sur papier d’Ambert pour les Amis du Père Gaschon).

 

 

 

GASC 03.(1820) « Le bienheureux père Gaschon, mort à Ambert en 1815 »

A Montbéliard, chez Decker. (Réf. : Bibliographie de la France du 2 septembre 1820, n°591, ImofFr n°11202). Les dépôts à BdF indiquent une activité pour cet imprimeur entre 1820 et 1836.

 

GASC 04.(1826) « Le Bienheureux Père Gaschon, Mort à l’Hôpital d’Ambert, le 28 novembre 1815, âgé de 83 ans »

Reproduite par les Amis du Père Gaschon d’après une reproduction sur feuille volante (Arch. Dioc. 7 G 15).

Seconde image publiée par Pellerin à Épinal en 1826 et signée F.G.

 

 

 

 

GASC 05.(1826) « Le Bienheureux père Gaschon »

A Nancy, chez Labouré. (Réf. : Bibliographie de la France du12 avril 1826, n°258, ImofFr n°16157). Les dépôts à BdF indiquent une activité pour cet imprimeur entre 1825 et 1833.

 

GASC 06.(1839) « Le Véritable portrait du bienheureux père Gaschon »

Lithographie, à Lyon, chez Brunet. (Réf. : Bibliographie de la France du 7 septembre 1839, n°831, ImofFr n°30091).

Papetier, Horace, Antoine Sastre dit BRUNET (Lyon 2 février 1781 d’un père était tailleur  ?) dépose en 1816 un brevet pour fabriquer des livres et registres à dos flexible et s’installe au 4, rue du Garet à Lyon. Lors de sa demande de brevet de lithographe (26 juin 1821), il joint à son dossier un certificat de capacité signé d'Engelmann qui atteste que Brunet « a passé dans les ateliers le temps nécessaire pour se familiariser avec tous les procédés lithographiques…qu'il est instruit et parfaitement en état de monter un établissement de ce genre, lui ayant communiqué toutes le recettes et tous les moyens" qu'il emploie lui-même ». Il transfert son imprimerie « H. Brunet et Cie » au 44, Grande rue Mercière en 1830. L’année suivante, il demande en vain un brevet d'imprimeur en lettres ;; il ne l'obtiendra que le 10 août 1837 en reprenant le brevet de l'imprimeur Mistral. En 1839, il déménage au 11, rue Sainte-Catherine. Condamné à 3 000 F d'amende (réduite des deux tiers à la demande du Préfet pour ne pas ruiner ce père de famille), en février 1840, pour défaut de déclaration et de dépôt  de la Prophétie de l'abbé Fraisier, il imprime, de mars à septembre 1845, L'Écho de la fabrique avant qu'elle ne devienne la Tribune lyonnaise. À cette date, la raison sociale de l'imprimerie est « Brunet, Fonville et Cie » ; son apprenti puis gendre, le peintre paysagiste Nicolas Victor Fonville[3], étant devenu son associé. Le 29 janvier 1847, son fils Jean Guillaume Sastre dit BRUNET (Lyon 19 mars 1822  ?) lui succède. Bibl. : Archives Nationales F18 2061 ; INPI, 1BA6256, Livres et registres à dos flexible ; Bibliothèque municipale de Lyon, fonds Coste ; ELEC19.

 

GASC 07.(ca. 1850) « Portrait dessiné »

Selon Les Amis du Père Gaschon, citant le témoignage de Sœur Saint-Méry, lors de l’ouverture de la tombe du Père vers 1850 un dessin, aujourd’hui disparu, du visage fut fait et « Toutes les images faites à partir de cette époque donnent manifestement une interprétation de ce dessin, semble-t-il ».

 

GASC 08.(1856) « Frontispice de la Vie du vénérable Père Gaschon »

Ouvrage de l’abbé Jean-Baptiste Preyssat édité en 1856.

Reproduit comme image de dévotion (125*81 mm) par l’imprimeur Migeon à Ambert ; au verso le texte de l’ancienne prière, avec imprimatur de 1925 (Décrite par Les Amis du Père Gaschon).

 

 

 

 

GASC 09.(1866) « Buste en plâtre »

Selon Les Amis du Père Gaschon, le dessin de 1850 aurait servi comme modèle à la réalisation de bustes en plâtre en 1866.

 

GASC 010.(1866) « Portrait en chasuble du Père Gaschon »

Lithographie imprimée en 1866, chez S. Clappié à Lyon, avec une autre non décrite par Les Amis du Père Gaschon. Le buste du Père a été repris en médaillon pour une image de dévotion éditée en 1908 par Faron à Rome (Décrite par Les Amis du Père Gaschon), et, en 1911 par Migeon à Ambert.

Savoyard naturalisé le 1er mars 1847, Michel Maurice Clappié (Bessans (Savoie) 18 octobre 1800 1874) reprend l'imprimerie et le brevet de sa belle-sœur Louise Bonnebouche veuve Pérachon, le 08 mai 1847. À Son décès, sa veuve Marie Clappié née Pérachon lui succède du 30 janvier 1874 à sa mort en 1880. Le 10 janvier 1880, leur fils Sébastien Clappié (Lyon 27 mars 1827  ?) reprend l’activité de production d'images populaires sise 13, rue de Jussieu à Lyon. Bibl. : Archives Nationales (F18 2054, F18 2059, F18 2276) ; ELEC19.

Eguillon (p.270) cite un Joseph Migeon, imprimeur libraire à partir de 1880 qui, installé avenue du Pont à Ambert,  édita jusqu’en 1915 L’écho de la Dore ; ainsi qu’un Louis Migeon imprimeur au 11 avenue Maréchal Foch.

 

GASC 011.(1869) « Gaschon (le B. Père), ancien missionnaire »

Lyon, imp. lith. Tournier, Soulier aîné. (Réf. : Bibliographie de la France du 27 novembre 1869, n°1316,  ImofFr n°89261).

Auguste Tournier (Saint-Martin-du-Mont (Ain) 18 mai 1836 d’un père notaire  ?) reprend, le 26 janvier 1864, les brevets de lithographe et de taille-doucier de son beau-père et associé Antoine Pintard (Nîmes (Gard) 16 mars 1802  ?). En 1866, son établissement est signalé au 2 rue de l'Annonciade à Lyon. Le 21 février 1867, il reprend le brevet d'imprimeur en lettres de Jean, Charles, Louis Labasset (Lyon 24 février 1832 28 janvier 1907). Bibl. : Archives Nationales F18 2061 ; ELEC19.

 

GASC 012.(1925) « Vrai Portrait du Serviteur de Dieu François Gaschon »

Image de dévotion imprimée par L’Imagier de Notre-Dame F. Bost à Nancy, avec imprimatur du 3 Février 1925 par l’Évêque de Clermont  François. Le portrait est celui peint de l’hôpital d’Ambert (ci-après).

 

 

 

 

GASC 013.(nd) « Portrait, hôpital d’Ambert »

Portrait peint en médaillon du Père Gaschon, conservé dans la chambre du Père à l’hôpital d’Ambert (décrit par les Amis du père Gaschon et photographié par Ph. Souteyrand).

 

 

 

GASC 014.Image 1930 (?), Seguin à Ambert

Image de dévotion (125*80 mm) imprimée par Migeon à Ambert pour un dépliant de 4p. (Décrite par les Amis du père Gaschon) ; reprise dans un format différent en 1938 pour le « Souvenir de la Mission (20 Mars – 17 Avril 1938) et du Jubilé Marial / Le B. Père Gaschon ».

 

 

GASC 015.(circa 1938) « Le père Gaschon d’heureuse mémoire »

20e siècle. Bois rehaussé (la feuille non ébarbée, 26*21 cm). Au-dessus du sujet (170*102 mm) « Le père Gaschon », en dessous dans le sujet « d’heureuse mémoire », sous le sujet « - Qui est-ce qui t’a sauvé, dijas-me, petitounet… / - Jésus, mon Païre. », en bas à droite « Hospice d’Ambert ».

 

GASC 016.(1938) « Souvenir de la Mission (20 Mars – 17 Avril 1938) et du Jubilé Marial / Le B. Père Gaschon »

Le dépliant indiquent les noms des missionnaires de N.-D. de la Salette venus pour cet événement ainsi que ceux du clergé paroissial La reproduction photographique (148*104 mm) qui porte la mention en lettres gothiques, en bd , « L’Imagier / de Notre-Dame / F. Bost » est à rapprocher de « Image 1930 (?), Seguin à Ambert ».

 

 

 

GASC 017.(nd) « Portrait, sacristie d’Ambert »

Portrait du Père Gaschon conservé dans la sacristie de l’église d’Ambert (décrit par les Amis du père Gaschon).

 

 


[1] « L'exorciste, vie de Jean-François Gaschon p. m. » Albin Michel, Paris 1954

[2] les Amis du Père Gaschon décrivent huit pièces qui sont reprises et mentionnées dans la présente liste.

[3] Élève de Thiérriat à l'École des Beaux-arts de Lyon, il a épousé la fille de Brunet, Joséphine, en janvier 1830.

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 14:37

(2è édition de ce texte où nous avons mis en italiques les corrections de la 1ère édition)

A. Statistiques. L’Esprit est souvent nommé, soit au sens du mystère chrétien (ci-dessous majuscule), soit au sens de la vie intérieure de l’homme (minuscule). Esprit. Jn : 15 emplois. 1Jn : 7. Apoc. 11. esprit. Jn : 6 emplois. 1Jn : 6. Apoc : 11. Entre les 2 sens, choix - discutable - d’après la Concordance de la TOB.  

 

B. Jean et 1ère lettre de Jean. Comme Mt, ce sont des textes écrits pour une communauté judéo-chrétienne, mais là, certains membres ont des difficultés à accepter la doctrine de la préexistence divine de Jésus, telle qu’elle s’exprime par exemple dans le prologue de Jn 1,ou en Jn 5,17-18; 8,58; 10,38. Traditionnellement depuis Irénée, l’auteur de ces ouvrages serait l’apôtre Jean, ce qui est mis en doute aujourd’hui par de bons exégètes comme R.E.Brown ou Y.-M. Blanchard.

 

1. Les titres de Jésus.  

“Ces signes ont été consignés pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu...”  (cf. 1,34;1,41;1,49). - “le Fils unique” (monogène) 1,14; 1,18 ;3,16; 3,18; 1Jn 4,9 (cf. le fils d’Abraham Heb 11,17) - “le Roi d’Israël” 1,49. - “l’Agneau de Dieu” 1,29. - “le Prophète” 6,14;7,40. - “le Fils de l’homme” 1,51. - “le Sauveur du monde” 4,42. Nous pouvons ajouter un verbe qui revient constamment dans la bouche de Jésus : il est “envoyé” (verbe qui revient constamment chez Jn ; cf. aussi Mc 9,37 et //) par le Père, et il envoie ses disciples. Citons encore “Je suis”, le nom de Dieu révélé à Moïse en 8,24; 8,28; 8,58; 13,19.

“Le Père est plus grand que moi” 14,28. Texte qui sera souvent invoqué au 4è siècle dans les débats trinitaires.

Remarquons au baptême de Jésus le témoignage du Baptiste : “J’ai vu l’Esprit, tel une colombe, descendre du ciel et demeurer sur lui”, comme le lui avait indiqué Celui qui l’avait envoyé. Jn 1,32-33. Texte évidemment trinitaire.

 

1 bis. Il nous faut compléter notre première rédaction. Jean insiste sur les liens du Père et du Fils en 7,28-29; 10,14-15; 14,7 et 20; 15,15; 17,21-26. Voir aussi 3,34 : Jésus (ou le croyant ?) reçoit l’Esprit sans mesure.

 

2. L’œuvre de l’Esprit.

Comme expression de la vie intérieure de l’homme, nous pouvons citer 2 textes peu discutables : 11,33 Jésus ému devant le tombeau de Lazare, 13,21 Jésus bouleversé par la trahison de Judas. Nous pouvons hésiter sur la portée de  19,30 : Jésus rend l’esprit (expire).

Par contre, la parole à Nicodème (la naissance de l’eau et de l’Esprit), et la parole à la Samaritaine (le culte en esprit et vérité) me paraît rappeler la descente de l’Esprit sur Jésus au baptême (1,32; cf. aussi 3,34). Il faut aussi citer la Pentecôte johannique 20,22.

 

Et bien sûr, nous avons les passages sur le Paraclet : 14,15-17; 14,25-26; 15,26; 16,7-15. Les commentateurs hésitent sur le nombre de versets concernant le Paraclet dans ces textes. Et, comme pour d’autres textes de cet Évangile, beaucoup pensent ici à des  ajouts au fil du temps. Attardons-nous plutôt au contenu doctrinal de ces textes sur le Paraclet.

1. Jésus était déjà un Paraclet (Jn 14,16 ;1 Jn 2,1).

2. D’avocat, le sens peut passer à consolateur, ou intercesseur. Chez Jean, ce terme juridique illustre bien le procès dépeint entre Jésus et le monde (cf. la note u de la TOB pour Jn 14,16).

3. Le Paraclet a un rôle d’enseignement : il est l’esprit de vérité (Jn 16,13; 16,15) qui ne livre pas un autre enseignement que celui de Jésus. Il a une fonction de témoignage 15,26.

4. Ainsi, il a un rôle de mémoire (14,26).

5. C’est une présence intérieure (14,17).

6. Il est envoyé par le Père à la demande du Fils. “Je vous enverrai d’auprès du Père l’Esprit de vérité qui procède du Père” 15,26. “Il vous communiquera ce qu’il reçoit de moi” 16,15.

 

 

Sans prétendre régler l'imbroglio théologique du Filioque, admettons que la présentation johannique, pour complexe qu'elle soit, n'est pas dénuée de bon sens : l'Esprit Saint ne peut venir que du Père, mais son envoi sur les disciples passe forcément par le Fils”. (Y.-M.Blanchard o.c. p.101)

“Ainsi référé au Père, dont “ il procède”, et au Fils qu’il a mission de révéler aux disciples, l'Esprit est traité comme une figure individualisée et considéré comme le sujet de verbes d'action tels que : enseigner, remémorer (14, 26) ; témoigner (15, 26) ; parler, annoncer, glorifier (16, 13-14). Le titre de Paraclet confirme le statut personnel de l'Esprit et l'importance de la fonction assurée au bénéfice des croyants et, en quelque sorte, en suppléance du Christ (16,7), le premier “défenseur de ses disciples”.

Le 4è évangile constitue un fondement assuré de toute théologie trinitaire, dans son expression relative à la personne de l’Esprit-Saint. (o.c. p102-103)

 

 

3. Le Prologue (Jn 1). Une hymne qui sert de portique d’entrée à l’Évangile de Jn. Il commence comme le début de la Bible (Gen. 1) : “Au commencement ...”, et chante Jésus, Parole (“Logos” en grec, qu’on peut traduire par “Verbe” si l’on tient au masculin) “tournée vers Dieu, et Dieu (v. 1 et 2), mais aussi “Lumière” (la première œuvre de la création dans la Gen.1). Puis évocation du Baptiste, et enfin de l’Incarnation : “La parole  fut chair(et non corps - cf de même au ch.6 à propos de l’eucharistie)”, présence de Dieu dans le monde : “Il y a planté la tente de son corps” (la traduction par “habiter” ou “demeurer” n’est pas correcte, car le  verbe employé par Jean rappelle la “tente de la rencontre” dressée par Moïse dans le désert).  Pas de mention de l’Esprit, comme le début de Gen 1 pouvait le suggérer.

 

4. La Pentecôte johannique. Il s’agit de 20,19-23. Texte bref, avec le même souci missionnaire que la Pentecôte lucanienne d’Act 2. Don relié à la Pâque, ce qui est comparable à Luc, car n’oublions pas que chez les juifs la Pentecôte fait  partie de la cinquantaine pascale.

J’en profite pour signaler que dans les Actes, Luc, 2,1-41 développe le don de l’Esprit aux douze et aux  juifs, mais qu’il y a ensuite dans ce livre le don de l’Esprit aux samaritains en 8,14-17, le don de l’Esprit aux païens à Césarée en 10,44-48, et le don aux johannites à Éphèse en 19,1-7, et dans tous ces cas le don de l’Esprit est lié au baptême.

 

   “Les descriptions des événements de Césarée, d'Éphèse et de Samarie enseignent que, outre les apôtres, d'autres ont reçu en partage le Saint-Esprit d'une façon qui ressemble à celle de la Pentecôte.” Voir en particulier la référence explicite mise par Luc dans la bouche de Pierre à propos de l'effusion de Césarée, en Act. 11,15 et 17. (Max-Alain Chevallier, “La parole de grâce” p.302 n.5).

    “La thématique de Luc, telle qu'il la développe successivement en Lc 24, Act 1 et  2, coïncide avec celle que le 4e évangile a ramassée dans la seule scène de Jn 20.” (o.c. p.308)

 

 

C. Le livre de l’Apocalypse. Milieu johannique, même si une analyse fine du vocabulaire laisse pressentir que le persécuté Jean, auteur de ce livre, n’est pas le même que l’auteur de l’évangile et de la première lettre de Jn..

 

1. Les titres de Jésus.

Ils sont nombreux. “Témoin fidèle” 1,5 (cf. 3,14), “Premier-né d’entre les morts” et “Prince des rois de la terre” 1,5, “Fils d’homme” 1,13 (cf. 1,7 et la mention “au milieu des nuées” de Dan.), le “Premier et le dernier” et le “Vivant  1,18, le “Fils de Dieu” 2,18, le “Saint” et  le “Véritable” 3,7, l’ ”Amen” 3,14.

 

2. Les mentions de l’Esprit.

a.- Il y a d’abord, dans les lettres aux 7 Églises d’Asie, cette phrase qui revient pour chaque Église: “Celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Églises”, qui précède ou suit une parole finale pour le vainqueur (ch. 2 et 3).

b.- L’auteur reçoit l’Esprit (ou les 7 esprits, ce qui a le même sens) pour son travail prophétique (1,4; 1,10; 4,2).

c.- Auprès du trône de Dieu il y a les 7 esprits de Dieu (1,4; 4,5), ces esprits qui habitent en 3,1  celui qui parle à l’Église, et en 5,6 l’Agneau.

d.- En 1,4, nous avons une véritable affirmation trinitaire, et en 22,17, l’Esprit et l’épouse attendent dans la prière le retour de Jésus. Sous ces images, bien des aspects de notre théologie trinitaire.

 

C’est évidemment dans la littérature johannique que les siècles suivants, et les Conciles du 4è siècle, puiseront pour justifier et exprimer la foi trinitaire.

 

Philon d'Alexandrie est une personnalité marquante de la communauté juive d'Alexandrie (Égypte). Né vers -15, il accomplit deux  missions à Rome, dans les années 37-41, auprès des empereurs Claude et Caligula. Son œuvre immense vise la réconciliation de la tradition juive et de la philosophie grecque.( ...) Pour ce faire, Philon propose de dépasser le sens “historique” (ou “littéral“) - par exemple l'exode en tant que fondation du peuple juif, libéré de l'esclavage d'Égypte - pour s'attacher à un sens “spirituel” ou “allégorique” concernant le destin de l'âme humaine en général. Ainsi, l'exode d'Égyptepeut évoquer la libération de l'âme, détachée des passions et prête à s'engager dans une quête spirituelle, à la manière de Moïse gravissant la montagne du Sinaï. (....)

Dans ce contexte, Philon est le premier qui associe les récits bibliques de création (Genèse 1 et 2) avec le Logos des philosophes, personnification de la raison divine, présente à l'univers. Le prologue de Jean s'inscrit dans la même tradition, sans qu'il faille imaginer une dépendance directe. Une chose paraît assurée: les idées audacieuses, dont Philon se fait l'écho, sont devenues familières au judaïsme de langue grecque, à l'époque où la communauté johannique tente de traduire le mystère de Jésus, à l'intention d'un public grec, familier de notions philosophiques comme celle de Logos. (Y.-M. Blanchard, o.c. p.86-87)

 

VI. La 1ère lettre de Pierre.

Nous allions oublier ce texte, bien difficile à dater : de Pierre avant 63 ? ou de 80 comme Éph. ? Adressée à une province de la Turquie actuelle, mais pourquoi écrite par Pierre, ou présentée comme de Pierre ? Il y a certainement un rapport avec Pierre et Rome ! A cette époque, Rome a une communauté chrétienne “conservatrice” : en 117 (date des lettres d’Ignace, épiscope d’Antioche) comme en 95 (lettre de Clément à l’Église de Corinthe) Rome n’a toujours pas d’épiscope, mais le système juif synagogal d’un collège d’anciens, que Paul a connu ou installé dans ses voyages missionnaires. Remarque qui évidemment ne facilite pas la datation de la présente lettre !

 

Les titres de Jésus

“Obéir à Jésus Christ et avoir part à l’aspersion de son sang” (1,2 - cf. Heb 12,24),

pierre vivante rejetée...” (2,5 - cf. le psaume 117 cité par le Kérygme),

“Lui, le juste...” (3,18 - le terme fait partie du vocabulaire de la tradition évangélique pour désigner ceux qui sont fidèles à Dieu : 2 fois chez Mc, 18 chez  Mt, 10 chez Lc, absent chez Jn ; désigne Jésus en Act.3,14;  7,52; 22,14),

berger ...” (2,25),“le souverain berger” (5,4) - cf. Jn.10 et Apoc.7,17.

“berger et surveillant (épiscope) de vos âmes” (2,25). - cf.Lc 1,68 où est utilisé le verbe correspondant traduit habituellement par “visiter”.

 

L’Esprit

En 5 chapitres, 7 mentions de l’Esprit, dont 5 dans une perspective trinitaire : 1,11-12; 2,5; 3,18; 4,14. Quelque soit la date de rédaction de ce texte, cette perspective étonne moins si on considère que le contenu de la lettre comporte beaucoup de références au baptême.

 

“L’Esprit sanctifie” (1,2) - cf. 2 Th.2,13; Ro.15,6.

L’Esprit du Christ est envoyé du ciel aux prédicateurs de l’Évangile comme jadis aux prophètes” (1,12) - cf.Act.2,17.

il édifie “une maison spirituelle” - cf.1 Cor.3,16; même verbe en Mt.16,18.

et permet “l’offrande de sacrifices spirituels” (2,5) - cf. Ro.12,1.

” il a rendu la vie au Christ” (3,18) - cf. Ro.12,1.

l’Esprit de gloire -  expression inonnue par ailleurs dans le N.T. - cf.Ex. 40,34 s..

l’Esprit de Dieu repose  (cf. Is. 11,2) sur ceux qui sont injuriés pour le nom du Christ” (4,14).

 

Conclusion. Cette petite enquête de vocabulaire, dans le sujet trinitaire qui nous occupe, ne peut nous renseigner sur la date de 1 Pi. : nous constatons un langage proche, ou du kérygme, ou de la tradition évangélique, ou de Paul, ou d’Heb., ou parfois de la littérature johannique. Un beau texte, bien enraciné dans le 1er siècle, mais sans lien plus précis avec un des courants de cette époque.

 

Voir sur alceste-com :

 

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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 19:03
Compte rendu de la réunion du 12-11-07 du Cercle théologique de Vichy
sur la mise en œuvre de la réforme liturgique de la messe.

Documents nécessaires des n°24 à 57 du PGMR (Préliminaires Généraux du Missel Romain). - Vous trouverez ce dernier texte au début des missels d'autel dans vos paroisses. J'insiste pour commencer sur l'adoption à la quasi-unanimité du Concile de la Constitution sur la liturgie. - Les rapports entre la Curie et le Concile furent difficiles, et Paul VI créa un Consilium (conseil) pour l'application de la réforme liturgique.

1. - Le Consilium prépara 2 livres pour remplacer le missel de Pie V: le missel pour le prêtre (livre appelé "sacramentaire" au temps des manuscrits) et le lectionnaire pour les lectures de la Bible (en français, il y en eut un pour les dimanches et fêtes, et un pour la semaine).
La tradition avait connu un 3è livre, l' "antiphonaire", qui contenait les "antiennes" des Psaumes ; car, dans la tradition romaine on ne chantait que les Psaumes pendant la messe (à l'origine, c'était pour lutter contre l'hérésie arienne). Vatican II autorisa les cantiques; en France, la floraison fut telle que les évêques n'arrivèrent jamais à privilégier durablement un recueil (à la différence d'autres pays).
Et nous passons à l'analyse de quelques points de la réforme de la messe.
2. - 7 rites d'entrée (PGMR n°24). A mon avis, beaucoup trop nombreux. La collecte seule est primitive (comme dans le missel de St Pie V le Vendredi-saint). - Pièce antique grecque, le "Gloria" fut introduit au 6è siècle pour Noël seulement. Il ne se généralisa qu'au 9è s.. - La "confession des péchés" par le peuple est une des rares innovations du missel de Paul VI : dans le missel de Pie V, c'était une préparation pour le prêtre et son servant. Paul VI voulut cette nouveauté pour faire comme les protestants (qui hélas au 16è s., en cette période de décadence liturgique, n'ont pas gardé toujours le meilleur de nos rites). Le rite zaïrois l'a transférée après le Credo (bravo à nos frères d'Afrique noire pour leur sens liturgique et théologique!).
Les Collectes des dimanches étaient des œuvres poétiques latines assez remarquables (le fameux "cursus" des clercs de Rome). Elles sont intraduisibles, comme toute poésie. Les évêques français proposèrent à Rome d'autres textes dans les années 80 (?), mais ils furent refusés par le cardinal Ratzinger, si bien qu'aujourd'hui pas mal de célébrants
3. - Les lectures (PGMR n°34). La tradition avait connu jusqu'à 6 lectures : la Loi, la Sagesse, le Prophète, le Psaume, l'apôtre ou les Actes, l'Évangile. Le Consilium en a conservé 4 : A.T., Psaume, apôtre (ou Actes au temps pascal), Évangile; mais l'A.T. ou l'apôtre peuvent être supprimés, et le Psaume et son refrain changés ; le tout sur 3 ans. L'Évangile est lu par le diacre ou un prêtre, mais pas par le célébrant (sauf s'il est le seul prêtre) ; Augustin avait naguère donné la raison de cette discipline : les leçons de la Bible sont aussi bien pour celui qui prêche que pour les fidèles. Le problème est que la Lecture 1 et le Psaume illustrent l'Évangile lu en continu ; et l'apôtre, lu aussi en continu, est une lecture placée au milieu de l'ensemble précédent, et n'a donc pas de rapport avec ce dernier, d'où la tentation de laisser l'apôtre de côté dans la prédication. Faudrait-il rejeter la lecture de l'apôtre après l'Évangile?
En semaine 2 lectures, chacune en continu. Et l'on peut choisir, ou le Psaume ou l'alléluia.
4. - L'homélie (PGMR n°41-42) est obligatoire le dimanche, recommandée en semaine; apparemment prescription appliquée.
5. - L'offertoire. (PGMR n°49-50). A l'origine, et pendant le premier millénaire en occident, c'est le moment où les fidèles apportent leurs dons pour les pauvres (cf. Justin); quand cessèrent les grandes persécutions (en 313) les sacs et les couffins s'entassèrent, en Gaule dans les sacristies, à Rome autour de l'autel, et les diacres choisirent là le pain et le vin nécessaires pour l'eucharistie. Mais au moyen-âge occidental, l'on vit dans l'offertoire la mémoire de l'offrande du Christ, et l'invitation à faire l'offrande de notre vie; et l'on plaça à cet endroit des prières puisées dans les anciennes liturgies gauloises chassées par Charlemagne. Le missel de Paul VI revint à la perspective antique avec de brèves et belles présentations du pain et du vin inspirées par la tradition juive, mais conserva les prières dites "secrètes" (en latin, le mot veut dire: dons "mis à part"), forgées bien souvent dans la perspective du moyen-âge, et appelées maintenant "prières sur les offrandes". - Pour moi, du bricolage! Ce qui ne justifie en rien la polémique intégriste qui a vu là le refus du "sacrifice"!.
6. - La "Prière eucharistique". A la différence des rites orientaux, l'occident a conservé variable le début de cette prière, que Rome a appelé "Préface", ce qui veut dire "proclamation" (en français, pourquoi ne pas traduire par "louange"?). Dans le rite romain, il y en eut 450 (au rite ambrosien, 600). Nous en avons actuellement plus de 150 ... mais pas toutes dans le missel (voir aussi pontifical, messes de la Vierge, messes du rituel...). Cette mobilité est cependant limitée aux PE I, II et III. Actuellement beaucoup de célébrants inventent cette prière d'entrée. Les collectes proposées par le missel pour les messes diverses sont par contre souvent fort belles et sans problèmes. en France "personnalisent" les préfaces, mais ce n'est pas prévu dans le PGMR.
7. - La paix. PGMR n°56 b ne parle que du geste des fidèles (alors que le prêtre dit auparavant une prière à Jésus), et laisse aux conférences épiscopales le soin de préciser le geste qui convient. Notre Pape est intervenu récemment à ce sujet, car il craint la pagaïe..., ce qui évidemment n'existe pas chez nous!
8. - La fraction du pain. (PGMR n°56 e). Le chant de l'Agnus doit durer autant de temps que dure la fraction, mais l'usage généralisé des petites hosties a hypothéqué ce geste (les très grandes hosties sont chères!). Il y aurait sans doute des progrès à envisager. Et pourquoi la paix à la fin du 3è agnus?
9. La communion. Les prescriptions du PGMR sont peu appliquées.
- il est recommandé que la communion au pain soit donnée avec des hosties consacrées à la messe (PGMR n°56 h). La Constitution conciliaire (n°55) l'avait déjà demandé.
- la procession doit être accompagnée d'un chant chanté par tous, et commencé dès que le prêtre a communié (PGMR n°56 i). S'il n'y a pas de chant, l'antienne doit être dite avant la communion des fidèles.
- le moment de silence n'est pas obligatoire ("si on le juge bon", mais il est valorisé en PGMR n°23), pas plus qu'un chant après la communion qui sera alors hymne, psaume ou louange - PGMR n°56 j -, et non méditation comme je l'ai souvent entendu.
- la communion à la coupe est encouragée, dans les cas prévus (PGMR n°56 h). A ce sujet, échange animé. Comme je l'ai promis à la réunion, vous avez ci-joint la photocopie du texte de nos évêques de 1988 dont parle le compte rendu de la réunion d'octobre. La dernière note de Rome à ce sujet refuse seulement que les fidèles aillent prendre eux-mêmes la coupe sur l'autel, ce qui est parfois le plus commode dans nos petites assemblées.
Voir les autres comptes-rendus en pages "Religion": les dates de la Réforme de la liturgique Romaine,  les Apocryphes, Vision de l'Eglise au Concile de Vatican II.

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