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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 12:13

Une très archaïque histoire de famille !

 

La grotte du puits de Lascaux ou la nativité première.

 

Il y a 18 000 ans, à Lascaux, en un lieu caché et souterrain, en partie inaccessible, la paroi de la grotte fut décorée d’une scène qui n’est pas en toute apparence familière et pourtant ! Était-ce la première crèche représentant une nativité humaine ?

Comment est-on passé de la grotte à la crèche en plusieurs millénaires pour mettre en scène l’apparition d’un petit homme- dieu ?

Pourquoi et comment avoir associé une grotte à la crèche de la nativité ? Jésus ne serait-il pas né selon les dernières hypothèses chez des voisins accueillants, ce qui n’enlève rien à sa nature divine ? Si Dieu est un créateur, l’homme, sa particule incarnée, apporte au mystère sa part de rêve avec le matériel domestique qu’il a à sa disposition : grotte, crèche, animaux, étoiles ; Il convoque même ses savants les plus réputés : des astrologues orientaux, les rois mages et leurs cadeaux symboliques.

Le mytho gramme de Lascaux ne nous livre pas son récit : il l’imagine au sens de faiseur d’images. Ces dernières sont statiques et ne sont pas caractérisées par une recherche de mouvements. La peinture, accompagnée de signes abstraits  (« sans paroles ») représente deux grands animaux, un petit homme à tête d’oiseau, ithyphallique : il s’agit donc d’un petit être masculin dominé par un bison et un rhinocéros dont la corne passe pour être aphrodisiaque (cela est dû à la forme de la corne assimilée au sexe masculin en érection du rhinocéros laineux – valence masculine - et cette croyance a perduré chez les descendants de Cro-Magnon.). La présence d’un propulseur ou bâton de pouvoir à tête d’oiseau, bien au centre, montre l’importance de la présence de l’oiseau dans le mytho gramme. La crèche, en son sommet, portera une colombe car à l’avènement de Jésus nous sommes dans le trinitaire divin : le père, le fils, le Saint-Esprit (colombe).

Le Bison a une valence femelle (Leroy Gourhan). Il est pénétré pour être fécondé et laisse échapper, non ses entrailles après avoir été blessé à la chasse, mais un placenta. Le culte placentaire est un culte préhistorique qui a perduré dans des sociétés exotiques dites premières.

Des auteurs ont interprété la présence des deux grands animaux comme le couple primitif qui aurait donné naissance à l’enfant. La femme n’est pas représentée sur le mytho gramme.  (Elle le sera, ô combien asexuée, mais paradoxalement féconde dans la crèche-grotte christianisée). Sur d’autres peintures ou plus particulièrement sur une sculpture paléolithique, (32.000 ans B.C.) la représentation d’un homme lion fait songer à un métissage homme/animal.

 

Dans la conception du petit d’homme la barrière d’espèce n’aurait pas existé dans l’imaginaire du temps des grandes chasses. L’étude des cultures des Bochimans de si lointaine tradition orale évoque la possibilité que les hommes puissent devenir des animaux et ces derniers revenir à la condition humaine. À l’aurore des jours humains tout semble provenir du temps du rêve.

 

La grotte de Bethléem

C’est au IIIe siècle ap. J.C. que l’on constate la vénération d’un lieu de la nativité dans un espace grotte-crèche. L’argument du manque de place ne convainc pas. La tradition est tardive. Pour s’édifier, une légende a besoin de l’accumulation de récits dont les éléments les plus attrayants seuls vont se stratifier et se transmettre non sans embellissements mais dans un cadre fixé aux origines du mythe ; à savoir une grotte-crèche où les hommes tiennent infiniment moins de place que les grands animaux. Dans toutes les cultures l’esprit religieux se manifeste en construisant une histoire logique et procède par montage et emprunts. Il s’agit d’une défense contre le mystère d’être et de mourir. « Le va et vient du mourir naître ! »

 

La grotte, éternel retour du Paradis perdu.

La sensibilité au XIIIe siècle de St. François d’Assise est proche des frères inférieurs. Les animaux, les oiseaux auquel il prétend s’adresser, vont entourer l’espace de la grotte-crèche. En 1223 il invente une scénographie de la nativité dans une grotte-crèche avec Jésus enfant, la Vierge, Saint Joseph, des mages, des bergers. Les grands animaux ont disparu au profit d’animaux plus petits, domestiqués et asexués, réduits au rôle d’animaux favoris ; ils ont perdu leur majesté sauvage et leur rôle concepteur supposé. Ils sont humbles et soumis. La crèche-grotte devient un modèle réduit à taille humaine. L’archétype de la grotte primordiale subsiste et traverse le temps et va s’humaniser à hauteur d’homme.

Exemple : Mosaïque de la Nativité (Santa Maria, Trastevere. Rome) par Pietro Cavallini (1250 1344). Matériel symbolique : une grotte, un âne et un bœuf qui veillent sur un enfant emmailloté. Les deux animaux domestiques ne sont pas sexués comme à Lascaux et de taille modeste. L’enfant paraît aussi grand que personnages et animaux. Au sommet de la grotte une étoile diffuse une lueur. Des anges parlent avec un berger. Au pied de la grotte un petit pâtre joue de la flûte. Un personnage nouveau : St. Joseph, compagnon de la vierge, pensif sur son rôle !

Un texte cohérent du récit de la nativité, dépourvu d’ajouts et de remaniements est introuvable. Il faut supposer que des traditions fortes anciennes ont rapporté la naissance d’un enfant mystérieux venu des étoiles.  (Notre ADN ne vient-il pas de l’infini de l’espace ?) L’étoile est présente dans tout récit de la nativité. Elle guide des astrologues (les rois mages) jusqu’au lieu de la nativité.

Superman parvenu enfant des espaces célestes, est le héros par excellence, celui qui prend la défense des opprimés alors qu’il est toujours traité comme un étranger sur notre planète. Il est le messie venu de l’espace pour nous sauver. Superman est l’incarnation de la protection divine à laquelle se réfère souvent la culture américaine. Dans Superman, le personnage principal provient, enfant, dans un petit berceau-vaisseau spatial en cristal, d'une planète plus évoluée (Krypton). De plus, l'envoi du bébé dans un vaisseau spatial est similaire à la mise dans un berceau de Moïse qui est ensuite confié aux eaux. Superman est la version moderne de l’enfant venu des eaux dans un berceau. En dehors de ce récit spatial modernisé par la science-fiction américaine, il n’en reste pas moins que le mystère de la conception par une femme d’un enfant-dieu est un bouleversement total. Dans la grotte préhistorique de Lascaux deux grands animaux sont auprès du petit homme nu. La mère humaine est absente ainsi que le père concepteur. Paternité et maternité sont assurées par les grands animaux. Le mytho gramme d’une conception et d’une nativité est esquissé à Lascaux. (Voir ill. 1) La pénétration vulvaire du bison femelle est indiquée à droite et ce ne sont pas les entrailles qui sont perdues par une blessure de chasse mais une figuration du culte placentaire préhistorique.

Les mises en scène de la venue d’un enfant sauveur empruntent leur matériel symbolique, à la terre, à l’eau, à l’espace, au ciel (la cigogne) et même à la forêt profonde qui abrite des loups nourriciers de l’enfant sauvage.

La crèche (grotte) est une construction historique culturelle qui traverse aussi bien l’animisme que le christianisme. La crèche ne ramène par un enfant-dieu avec elle là où on l’installe. C’est une affaire d’homme et d’enfant, un attendrissement sur notre  si humain devenir-avenir. Deux augures ne peuvent se regarder sans rire écrivit Cicéron. Qui aujourd’hui prend la crèche au sérieux, sinon quelques sacristains laïques intolérants au pouvoir incertain ?

10 novembre 2016, pour H. Brivet                                                                                                        © Robert Liris

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 17:11
Les Faïences de Roanne à Marcigny

Au coeur du Brionnais roman, près de la Loire, le musée de la Tour du Moulin à Marcigny vous propose de découvrir les Faïences de Roanne du 2 juillet au 1er novembre 2015.

Plus de renseignements :

Tél. : 03 85 25 37 05

Site : www.tour-du-moulin.com

La cité bourguignonne accueille également :

La Maison d'Art Bourgogne du Sud et les sculptures de Susan Geel et de Eberhard Linke ;

Le Centre d'Art Contemporain Frank Popper ;

Le Musée de la Voiture à Cheval.

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 09:18

L’Université Indépendante de Vichy propose une séance d’actualité à la veille des élections européennes. En effet, les origines de l’identité européenne seront au cœur de la prochaine séance lacée sous le double signe de l’histoire et de l’archéologie.

Une autre actualité à laquelle les participants se seront volontiers dispensés : la Serbie. Car c’est sur les bords du Danube que nous entraineront Vesna Pesic, Robert Liris et Madeleine Sabaté.

Liris-recherche-d-une-identite-europeenne-couv-1Fille du professeur Radivoje Pesic, Vesna Pesic dirige la maison d’édition Pesic & Sinovi à Belgrade avec au catalogue, en particulier, deux ouvrages de Robert Liris, Consul honoraire de Serbie et psychohistorien : « À la recherche de l’identité européenne », « L'Ordinaire de Vichy 1940-1942 » ; L’ancien Président des Amis de Glozel, auteur d’un récent opuscule édité lors d’une exposition consacrée au 90 ans de la découverte de Glozel présentée à la Galerie hAbEO (15 Square de la Source de l’Hôpital à Vichy) sera accompagné par Madeleine Sabaté.

Jeudi 22 mai 2014 à 18h15

Université Indépendante de Vichy

18 rue du Quatre Septembre 03200 VICHY

liris-vesna-vichy-140522

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 07:37

Ce soir, à la Faculté des Lettres de Clermont-Ferrand, Christine Chaze présentera une approche littéraire et artistique des Caprices de Goya.

Francisco de Goya était un portraitiste réputé quand il ressentit le besoin de donner libre cours à son imagination, sans se plier aux contraintes de la peinture de commande. Il réalisa de nombreux dessins qui sont comme les pages d’un journal intime. Puis il se lança dans la composition d’une série de gravures, qu’il intitula les Caprices. La mise en vente de cette collection  fut annoncée dans le Diario de Madrid du 6 février 1799. Le lecteur est informé que l’artiste se propose de « censurer les erreurs et les vices humains, même  si cet objectif est propre à l’éloquence ou à la poésie ».  Or,   chaque image est accompagnée d’un texte : une courte  phrase en castillan, très concise et très élaborée. Parfois cette légende illustre,  explicite le contenu de l’image. Mais souvent, elle désoriente, elle égare, elle laisse le lecteur perplexe car elle offre plusieurs niveaux de compréhension. Chaque Caprice  se regarde et se lit ; il s’interprète par un va-et-vient entre l’image et le texte.

L’analyse de ces petites phrases nous aidera peut-être à percer le mystère  des Caprices.

 

Le 18 février 2014, à 20h30

Faculté des Lettres
Boulevard Gergovia, 63000 Clermont-Ferrand

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 09:28

Le prochain mondial de l’estampe et de la gravure originale de Chamalières se tiendra du 11 octobre au 9 novembre 2014.

En préambule à cet évènement important de notre région dans l’Art graphique international, le maire de Beaumont, François Saint-André, le maire de Chamalières, Louis Giscard d’Estaing, l'AMAC représentée par sa présidente Agnès Tournaire-Francannet, adjointe en charge de la culture de Chamalières, et son directeur artistique Slobo vous proposent de découvrir une partie du cabinet d’estampe formé lors de l’édition 2010 : celle consacrée à l’Amérique Centrale et du Sud avec les Argentins (Juan Alberto Arjona, Ximena De Leon Lucero, Carlos Andres Scannapieco, Graciela Silvera), les Boliviens (Juan Ignacio Revollo et Juan Jose Serrano C.), les Brésiliens (Arriet Chahin, Paulo Roberto Lisboa, Neith Salles, Béatrice Sasso), les Chiliens (Isabel Cavas, Victor Femenias), les Colombiens (Eduardo Esparza, Consuelo Barboza de Daza), les Costaricains (Sebastian Mello Salaberry, Salomon Chaves), le Cubain Juan Carlos Rivero, les Équatoriens (Cueva Herman, Juana Llore, Arnoldo Sicles), les Mexicains (Isidro Arturo Contreras, Fernando Diyarsa), les Nicaraguayens (Carlos Barberena, Robert Barberena).

Une sélection de quarante  gravure où la plupart des techniques de gravures sont représentées (manière noire, eau - forte, pointe sèche, linogravure etc..) illustrant la richesse artistique et culturelle des hommes et femmes de ces pays jeunes et fertiles. Les thèmes abordés sont, à l’image du sous-continent américain, divers, variés, riches en surprises.

A vous de saisir cette chance d’être étonnés. Soulignons cette collaboration entre la ville de Chamalières et la ville de Beaumont afin de présenter au public une collection unique, et espérons que d’autres associations de ce type naitront pour la satisfaction d’un public géographiquement élargi.

 

Du 9 au 26 janvier 2014

Maison des Beaumontois

21 Rue René Brut, 63110 Beaumont

 

Vernissage de l'exposition le mardi 14 janvier 2014 à 18h30

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 11:30

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 07:15

Fabienne Pouradier Duteil présentera au Centre Culturel Valery Larbaud son dernier  ouvrage écrit en collaboration avec Martine Chosson. Les ferventes animatrices du Fonds Patrimonial de la Médiathéque de Vichy rendent hommage au célébre graveur vichyssois qui a loué par sa gouge les paysages bourbonnais et illuminé nombre de textes d'écrivains regionnaux ou autres.

Le 13 décembre 2013 à 15h30

Centre Culturel Valery Larbaud

15 Rue Maréchal Foch

03200 VICHY

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Description de l’ouvrage : I – Biographie, II – Technique III – Thèmes et sujets IV – Paul Devaux éditeur, dessinateur de presse et publiciste, V – Paul Devaux et les écrivains. 126 p. Format 21*26 cm, très nombreuses reproductions d’œuvres en couleurs et N&B, Reliure avec dos carré, Couverture à rabats. 

L'ouvrage est disponible à la galerie hAbEO, 15 Square de la Source de l'Hôpital 03200 VICHY (Ouverture du lundi au dimanche, de 10h à 12h et de 15h à 20h. Fermeture le mardi) ou sur le site de la galerie.


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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 10:25

Invités par L'Académie du Vernet, le comédien Serge Dekramer récitera son adaptation du texte du poète Gabriel Randon dit Jehan-Rictus (1867 1933) alors que Michèle Lazès déroulera sa chorégraphie sur une musique de Katiaryna Zakryzheuskaia. Unique occasion pour les vichyssois et autres bourbonnais et auvergnats de voir cette reprise du succès de 2008 au Théâtre du Nord-ouest à Paris.

 

Samedi 16 Novembre 2013 à 19h30

Aletti Palace

3 Place Joseph Aletti (près de l’Opéra), 03200 Vichy

Participation 15 € (t. réduit 10€)- Spectacle + dîner 40€

(Places limitées. Réservation 04 70 30 20 20)

 

« Michèle Lazès met en scène Serge Dekramer dans Les Soliloques du pauvre du poète Jean Rictus. Un texte magnifique que le comédien nous rend sensible et actuel. » LE FIGARO

« L'interprétation de Serge Dekramer, impeccable de maîtrise et d'émotion, fait merveille dans cette langue fleurie de Jehan Rictus, cueillie entre les pavés du Montmartre des années 1900 ».

 

Pour plus de renseignements :

Marc BERTOLA vice-président

7, Imp. Gilbert

03200 VICHY

04 70 31 87 16

06 89 29 57 63

www.vitrail-bertola.com

mb.vitrail(at)wanadoo.fr avec (at)=@

 

Retrouvez le texte (et d’autres) sur le site que lui consacrent quelques passionnés.

 

 

Le Revenant

 

I

 

Des fois je m’ dis, lorsque j’ charrie

À douète... à gauche et sans savoir

Ma pauv’ bidoche en mal d’espoir,

Et quand j’ vois qu’ j’ai pas l’ droit d’ m’asseoir

Ou d’ roupiller dessus l’ trottoir

Ou l’ macadam de « ma » Patrie,

 

Je m’ dis : — Tout d’ même, si qu’y r’viendrait !

Qui ça ?... Ben quoi ! Vous savez bien,

Eul’ l’ trimardeur galiléen,

L’ Rouquin au cœur pus grand qu’ la Vie !

 

De quoi ? Ben, c’lui qui tout lardon

N’ se les roula pas dans d’ beaux langes

À caus’ que son double daron

Était si tell’ment purotain

 

Qu’y dut l’ fair’ pondr’ su’ du crottin

Comm’ ça à la dure, à la fraîche,

À preuv’ que la paill’ de sa crèche

Navigua dans la bouse de vache.

 

Si qu’y r’viendrait, l’Agneau sans tache ;

Si qu’y r’viendrait, l’ Bâtard de l’ Ange ?

C’lui qui pus tard s’ fit accrocher

À trent’-trois berg’s, en plein’ jeunesse

(Mêm’ qu’il est pas cor dépendu !),

Histoir’ de rach’ter ses frangins

Qui euss’ l’ont vendu et r’vendu ;

Car tout l’ monde en a tiré d’ l’or

D’pis Judas jusqu’à Grandmachin !

 

L’ gas dont l’ jacqu’ter y s’en allait

Comm’ qui eût dit un ruisseau d’ lait,

Mais qu’a tourné, qui s’a aigri

Comm’ le lait tourn’ dans eun’ crém’rie

Quand la crémière à ses anglais !

 

(La crémièr’, c’est l’Humanité

Qui n’ peut approcher d’ la Bonté

Sans qu’ cell’-ci, comm’ le lait, n’ s’aigrisse

Et n’ tourne aussitôt en malice !)

 

Si qu’y r’viendrait ! Si qu’y r’viendrait,

L’Homm’ Bleu qui marchait su’ la mer

Et qu’était la Foi en balade :

 

Lui qui pour tous les malheureux

Avait putôt sous l’ téton gauche

En façon d’ cœur... un Douloureux.

(Preuv’ qui guérissait les malades

Rien qu’à les voir dans l’ blanc des yeux,

C’ qui rendait les méd’cins furieux.)

 

L’ gas qu’en a fait du joli

Et qui pour les muffs de son temps

N’tait pas toujours des pus polis !

 

Car y disait à ses Apôtres :

— Aimez-vous ben les uns les autres,

Faut tous êt’ copains su’ la Terre,

Faudrait voir à c’ qu’y gn’ait pus d’ guerres

Et voir à n’ pus s’ buter dans l’ nez,

Autrement vous s’rez tous damnés.

 

Et pis encor :

— Malheur aux riches !

Heureux les poilus sans pognon,

Un chameau s’ enfil’rait ben mieux

Par le petit trou d’eune aiguille

Qu’un michet n’entrerait aux cieux !

 

L’ mec qu’était gobé par les femmes

(Au point qu’ c’en était scandaleux),

L’Homme aux beaux yeux, l’Homme aux beaux rêves

Eul’ l’ charpentier toujours en grève,

L’artiss’, le meneur, l’anarcho,

L’entrelardé d’ cambrioleurs

 

(Ça s’rait-y paradoxal ?)

L’ gas qu’a porté su’ sa dorsale

Eune aut’ croix qu’ la Légion d’Honneur !

 

II

 

Si qu’y r’viendrait, si qu’y r’viendrait !

Tout d’un coup... ji... en sans façons,

L’ modèl’ des méniss’s économes,

Lui qui gavait pus d’ cinq mille hommes

N’avec trois pains et sept poissons.

 

Si qu’y r’viendrait juste ed’ not’ temps

Quoi donc qu’y s’ mettrait dans l’ battant ?

Ah ! lui, dont à présent on s’ fout

(Surtout les ceuss qui dis’nt qu’ils l’aiment).

 

P’têt’ ben qu’y n’aurait qu’ du dégoût

Pour c’ qu’a produit son sacrifice,

Et qu’ cette fois-ci en bonn’ justice

L’aurait envie d’ nous fout’ des coups !

 

Si qu’y r’viendrait... si qu’y r’viendrait

Quéqu’ jour comm’ ça sans crier gare,

En douce, en pénars, en mariolle,

De Montsouris à Batignolles,

Nom d’un nom ! Qué coup d’ Trafalgar !

 

Devant cett’ figur’ d’honnête homme

Quoi y diraient nos négociants ?

(Lui qui bûchait su’ les marchands)

Et c’est l’ Pap’ qui s’rait affolé

Si des fois y pass’rait par Rome

 

(Le Pap’, qu’est pus riche que Crésus.)

J’en ai l’ frisson rien qu’ d’y penser.

Si pourtant qu’y r’viendrait Jésus,

 

Lui, et sa gueul’ de Désolé !

 

III

 

Eh ben ! moi... hier, j’ l’ai rencontré

Après menuit, au coin d’eun’ rue,

Incognito comm’ les passants

Des tifs d’argent dans sa perrugue

Et pour un Guieu qui s’ paye eun’ fugue

Y n’était pas resplendissant !

 

Y n’est v’nu su’ moi et j’y ai dit :

— Bonsoir... te v’là ? Comment, c’est toi ?

Comme on s’ rencontr’... n’en v’là d’eun’ chance !

Tu m’épat’s... t’es sorti d’ ta Croix ?

Ça n’a pas dû êt’ très facile...

Ben... ça fait rien, va, malgré l’ foid,

Malgré que j’ soye sans domicile,

J’ suis content d’ fair’ ta connaissance

 

— C’est vraiment toi... gn’a pas d’erreur !

Bon sang d’ bon sang... n’en v’là d’eun’ tuile !

Qué chahut d’main dans Paris !

Oh ! là là, qué bouzin d’ voleurs :

Les jornaux vont s’ vend’ par cent mille !

— Eud’mandez : « Le R’tour d’ Jésus-Christ ! »

— Faut voir : « L’Arrivée du Sauveur !!! »

 

— Ho ! tas d’ gouapeurs ! Hé pauv’s morues,

Sentinell’s des miséricordes,

Vous savez pas, vous savez pas ?

(Gn’a d’ quoi se l’esstraire et s’ la morde !)

 

Rappliquez chaud ! Gn’a l’ fils de Dieu

Qui vient d’ déringoler des cieux

Et qui comme aut’fois est sans pieu,

Su’ l’ pavé... quoi... sans feu ni lieu

Comm’ nous les muffs, comm’ vous les grues !!!

 

— (Chut ! fermons ça... v’là les agents !)

T’entends leur pas... intelligent ?

Y s’ charg’raient d’ nous trouver eun’ turne.

(Viens par ici... pet ! crucifié.)

Tu sais... faurait pas nous y fier.

Déjà dans l’ squar’ des Oliviers,

Tu as fait du tapag’ nocturne ;

 

— Aujord’hui... ça s’rait l’ mêm’ tabac,

Autrement dit, la même histoire,

Et je n’ te crois pus l’estomac

De r’subir la scèn’ du Prétoire !

— Viens ! que j’ te r’garde... ah ! comm’ t’es blanc.

Ah ! comm’ t’es pâl’... comm’ t’as l’air triste.

(T’as tout à fait l’air d’un artiste !

D’un d’ ces poireaux qui font des vers

Malgré les conseils les pus sages,

Et qu’ les borgeois guign’nt de travers,

Jusqu’à c’ qu’y fass’nt un rich’ mariage !)

 

— Ah ! comm’ t’es pâle... ah ! comm’ t’es blanc,

Tu guerlott’s, tu dis rien... tu trembles.

(T’ as pas bouffé, sûr... ni dormi !)

Pauv’ vieux, va... si qu’on s’rait amis

Veux-tu qu’on s’assoye su’ un banc,

Ou veux-tu qu’on balade ensemble...

 

— Ah ! comm’ t’ es pâle... ah ! comm’ t’ es blanc,

T’ as toujours ton coup d’ lingue au flanc ?

De quoi... a saign’nt encor tes plaies ?

Et tes mains... tes pauv’s mains trouées

Qui c’est qui les a déclouées ?

Et tes pauv’s pieds nus su’ l’ bitume,

Tes pieds à jour... percés au fer,

Tes pieds crevés font courant d’air,

Et tu vas chopper un bon rhume !

 

— Ah ! comm’ t’ es pâle... ah ! comm’ t’ es blanc,

Sais-tu qu’ t’ as l’air d’un Revenant,

Ou d’un clair de lune en tournée ?

T’ es maigre et t’ es dégingandé,

Tu d’vais êt’ comm’ ça en Judée

Au temps où tu t’ proclamais Roi !

À présent t’ es comme en farine.

Tu dois t’en aller d’ la poitrine

Ou ben... c’est ell’ qui s’en va d’ toi !

 

— Quéqu’ tu viens fair’ ? T’ es pas marteau ?

D’où c’est qu’ t’ es v’nu ? D’en bas, d’en haut ?

Quelle est la rout’ que t’ as suivie ?

C’est-y qu’ tu r’commenc’rais ta Vie ?

Es-tu v’nu sercher du cravail ?

(Ben... t’ as pas d’ vein’, car en c’ moment,

Mon vieux, rien n’ va dans l’ bâtiment) ;

(Pis, tu sauras qu’ su’ nos chantiers

On veut pus voir les étrangers !)

 

— Quoi tu pens’s de not’ Société ?

Des becs de gaz... des électriques.

Ho ! N’en v’là des temps héroïques !

Voyons ? Cause un peu ? Tu dis rien !

T’ es là comme un paquet d’ rancœurs.

T’ es muet ? T’ es bouché, t’ es aveugle ?

Yaou... ! T’ entends pas ce hurlement ?

C’est l’ cri des chiens d’ fer, des r’morqueurs,

C’est l’ cri d’ l’Usine en mal d’enfant,

 

C’est l’ Désespoir présent qui beugle !

 

IV

 

— Ed’ ton temps, c’était comme aujord’hui ?

Quand un gas tombait dans la pure

Est-c’ qu’on l’ laissait crever la nuit

Sans pèz’, sans rif et sans toiture ?

 

— (Pass’ que maint’nant gn’a du progrès,

Ainsi quand gn’a trop d’ vagabonds

Ben on les transmet au Gabon.)

Ceux d’ bon gré et ceux d’ mauvais gré

Et ceuss comm’ toi qu’ont la manie

D’ trouver que l’ monde est routinier,

Ben on les fout dans l’ mêm’ pagnier.

(Dam ! le Français est casanier,

Faut ben meubler les colonies !)

 

— On parle encor de toi, tu sais !

Voui on en parle en abondance,

On s’ fait ta tête et on s’ la paie,

T’ es à la roue... t’ es au théâtre,

On t’ met en vers et en musique,

T’ es d’venu un objet d’ Guignol,

(Ça, ça veut dir’ qu’ tu as la guigne.)

 

— Ousqu’il est ton ami Lazare ?

Et Simon Pierre ? Et tes copains...

Et Judas qui bouffait ton pain

Tout en t’ vendant comme au bazar ?

Et tes frangins et ta daronne

Et ton dab, qu’était ben jean-jean !

 

Te v’là, t’es seul ! On t’abandonne !

 

— Et Mad’leine... ousqu’alle est passée ?

(Ah ! pauv’ Mad’leine... pauv’ défleurie,

Elle et ses beaux nénés tremblants,

Criant pitié, miaulant misère,

Ses pauv’s tétons en pomm’s d’amour

Qu’ étaient aussi deux poir’s d’angoisse

Qu’on s’ s’rait ben foutu dans l’ clapet.)

 

— C’était la paix, c’était la Vie.

Ah ! tout fout l’ camp et vrai, ma foi,

T’ aurais mieux fait d’ te mett’ en croix

Contr’ son ventr’ nu... contr’ sa poitrine,

Ces dardés-là t’euss’nt pas blessé,

Sûr t’aurais mieux fait... d’ l’embrasser :

A n’avait un pépin pour toi !

 

V

 

Ah ! Généreux !... ah ! Bien-aimé,

Tout ton monde y s’a défilé

Et comm’ jadis, au Golgotha :

Eli lamma Sabacthani,

Ou n, i, ni c’est ben fini.

 

Eh ! blanc youpin... eh ! pauv’ raté !

Tout ton Œuvre il a avorté

Toi, ton Étoile et ta Colombe

Déringol’nt dans l’éternité ;

Tu dois en avoir d’ l’amertume.

Même à présent quand la neig’ tombe :

 

(On croirait tes Ang’s qui s’ déplument !)

 

Là, là, mon pauv’ vieux, qué désastre !

Gn’en a pas d’ pareil sous les astres,

Et faut qu’ ça soye moi qui voye ça ?

Et dir’ que nous v’là toi z’et moi,

Des bouff-la-guign’, des citoyens

Qu’ ont pas l’ moyen d’avoir d’ moyens.

 

Et que j’ suis là, moi, bon couillon,

À t’ causer... à t’ fair’ du chagrin,

Et que j’ sens qu’ tu vas défaillir

Et que j’ai mêm’ rien à t’offrir,

Pas un verre... un bol de bouillon !

 

Ohé, les beaux messieurs et dames

Qui poireautez dans les Mad’leines,

Curés, évêques, sacristains,

Maçons, protestants, tout’ la clique,

Maqu’reaux d’ vot’ Dieu, hé ! catholiques,

Envoyez-nous un bout d’hostie :

 

G’na Jésus-Christ qui meurt de faim !

 

VI

 

— Et pourtant, vrai, c’ qu’on caus’ de toi !

(Ah ! faut voir ça dans les églises,

Dans les jornaux, dans les bouquins !)

Tout l’ monde y bouff’ de ton cadavre

(Mêm’ les ceuss qui t’en veul’nt le plus !)

 

Sous la meilleur’ des Républiques

Gn’en a qu’ ont voulu t’ décrocher,

D’aut’s inaugur’nt des basiliques

Où tu peux seul’ment pas coucher.

 

— Et tout ça s’ passe en du clabaud !

Et quand y faut payer d’ sa peau,

Quand faut imiter l’ Fils de l’Homme,

Oh ! là, là, gn’a rien d’ fait... des pommes !

 

Les sentiments sont vit’ bouclés,

À la r’voyure, un tour de clé !

Les uns y z’ont les pieds nick’lés,

Les aut’s y les ont en dentelles !

 

— (Toi au moins t’ étais un sincère,

Tu marchais... tu marchais toujours ;

(Ah ! cœur amoureux, cœur amer)

Tu marchais mêm’ dessur la mer

Et t’ as marché... jusqu’au Calvaire !)

 

— Et dir’ que nous v’là dans les rues

(Moi, passe encor, mais toi ! oh ! toi !)

Et nous somm’s pas si loin d’ Noël ;

T’es presque à poils comme autrefois,

Tout près du jour où ta venue

Troublait les luisants et les Rois !

 

Ah ! mes souv’nirs... ah ! mon enfance

(Qui s’est putôt mal terminée),

Mes ribouis dans la cheminée,

Mes mirlitons... mes joujoux d’ bois !

 

— Ah ! mes prièr’s... ah ! mes croyances !

— Mais ! gn’a donc pus rien dans le ciel !

 

  Sûr ! gn’a pus rien ! Quelle infortune !

(J’ suis mêm’ pas sûr qu’y ait cor la Lune.)

Sûr ! gn’a pus rien, mêm’ que peut-être

Y gn’a jamais, jamais rien eu...

 

VII

 

Mais à présent... quoi qu’ tu vas foutre ?

Fair’ des bagots... ou ben encor

Aux Hall’s... décharger les primeurs !

(N’ va pas chez Drumont on t’ bouff’rait)

Après tout, tu n’étais qu’un youtre !

 

— Si j’ te servais tes Paraboles !

 

Heureux les Simpl’s, heureux les Pauvres,

Eul’ Royaum’ des Cieux est à euss.

 

— (C’est avec ça qu’on nous empaume,

Qu’on s’ cal’ des briqu’s et des moellons)

Ben, tu sais, j’ m’en fous d’ ton Royaume ;

J’am’rais ben mieux des patalons

Eun’ soupe, eun’ niche et d’ l’amitié.

 

(Car quoiqu’ t’ ay’ ben fait ton métier

Toi, ton grand cœur et ta pitié,

N’empêch’nt pas d’avoir foid aux pieds !)

 

— Ainsi arr’gard’ les masons closes

Où roupill’nt ceuss’ qui croient en Toi.

Sûr qu’ t’es là, su’ des bénitiers

Dans les piaul’s... à la têt’ des pieux ;

Crois-tu qu’un seul de ces genss’ pieux

Vourait t’abriter sous son toit ?

 

VIII

 

Ah ! toi qu’on dit l’Emp’reur des Pauvres

Ben ton règne il est arrivé.

Tu d’vais r’venir, tu l’as promis,

Assis su’ ton trône et « plein d’ gloire »

Avec les Justes à ta droite ;

Et te v’là seul dans la nuit noire

Comm’ un diab’ qu’est sorti d’ sa boîte !

Sais-tu seul’ment où est ta gauche ?

 

Oh ! voui t’es là d’pis deux mille ans

Su’ un bout d’ bois t’ouvr’ tes bras blancs

Comme un oiseau qu’ écart’ les ailes,

Tes bras ouverts ouvrent... le ciel

Mais bouch’nt l’espoir de mieux bouffer

Aux gas qui n’ croient pus qu’à la Terre.

 

Oh ! oui t’es là, t’ouvr’ tes bras blancs

Et vrai d’pis Y temps qu’on t’a figé

C’ que t’en as vu des affligés,

Des fous, des sag’s ou des d’moiselles

Combien d’ mains s’ sont tendues vers toi

Sans qu’ t’aye pipé, sans qu’ t’aye bronché !

 

Avoue-le va... t’ es impuissant,

Tu clos tes châss’s, t’ as pas d’ scrupules,

Tu protèg’s avec l’ mêm’ sang-froid

L’ sommeil des Bons et des Crapules.

Et quand on perd quéqu’un qu’on aime,

Tu décor’s, mais tu consol’s pas.

 

Ah ! rien n’ t’émeut, va, ouvr’ les bras,

Prends ton essor et n’ reviens pas ;

T’ es l’Étendard des sans-courage,

T’ es l’Albatros du Grand Naufrage,

T’ es le Goëland du Malheur !

 

IX

 

Quiens ! ôt’-toi d’ là et prends ta course,

Débin’, cavale ou tu vas voir,

 

Aussi vrai qu’ j’ai un nom d’ baptême

Et qu’ nous v’là tous deux dans la boue,

Aussi vrai que j’ suis qu’eun’ vadrouille,

Un bat-la-crève, un fout-la-faim

Et toi un Guieu magasin d’ giffes.

 

Ej’ m’en vas t’ buter dans la tronche,

J’ vas t’ boulotter la pomm’ d’Adam,

J’ m’en vas t’ rincer, gare à ta peau !

 

En v’là assez... j’ m’en vas t’ saigner.

J’ai soupé, moi, des Résignés

J’ai mon blot des Idéalisses !

 

— Arrière, arrièr’, n’ va pas pus loin !

Un moment vient où tout s’ fait vieux,

Où les pus bell’s chos’s perd’nt leurs charmes :

 

(Oh ! v’là qu’ tu pleur’s, et des vraies larmes !

Tout va s’écrouler, nom de Dieu !)

 

— Ah ! je m’ gondole... ah ! je m’ dandine...

Rien n’ s’écroule, y aura pas d’ débâcle ;

Eh l’Homme à la puissance divine !

Eh ! fils de Dieu ! fais un miracle !

 

X

 

— Et Jésus-Christ s’en est allé

Sans un mot qui pût m’ consoler,

Avec eun’ gueul’ si retournée

Et des mirett’s si désolées

Que j’ m’en souviendrai tout’ ma vie.

 

Et à c’ moment-là, le jour vint

Et j’ m’aperçus que l’Homm’ Divin..

C’était moi, que j’ m’étais collé

D’vant l’ miroitant d’un marchand d’ vins !

 

On perd son temps à s’engueuler...

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 08:27

Christine CHAZE donnera, le mardi 5 novembre 2013 à 21 heures, une conférence sur le thème :

« Les peintures mythologiques de Velázquez ». 

Salle ART MEDIA,

Cour des Bénédictins

Saint- Pourçain / Sioule (Allier)

 Participation : 5 euros

 

Né à Séville le 6 juin 1599, Diego Velázquez, élève de Francisco Herrera. dit le Vieux (Séville 1585/1590 Madrid 1656), devient à 24 ans, le 6 octobre 1623, peintre du roi Philippe IV. Il meurt à Madrid le 6 août 1660.

Peintre baroque, Velázquez, admiré par l’impressionniste Manet (1832 † 1883), est plus connu pour ses portraits que pour ces scènes mythologiques présentées ce soir par Christine CHAZE.

 

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 15:30

Une complicité trentenaire unit les deux compères : le peintre Slobo « danubien égaré en pays Arverne, ressourcé/reconstitué par les forces telluriques des laves du Puy de Dôme » est soutenu par l’auvergnat Robert Liris, poète, psychohistorien et critique d’art.

liris-slobo-l-explorateur-imaginaire-titreL’ouvrage «  Slobo – L’explorateur imaginaire » présente les Opus[1] créés depuis 2010, témoins d’une apocalypse reconstructrice que le texte de Robert Liris invite à voir. Une vingtaine des Opus reproduits dans le livre est accrochée aux cimaises de l’espace habeo, plus habituées aux œuvres sur papier.

L’estampe réunit les auteurs de l’ouvrage à l’espace hAbEO : depuis 1984, Slobo a mis le peintre en sommeil afin de promouvoir l’art contemporain en créant l’AMAC (Association Mouvement Art Contemporain de Chamalières) dont R. Liris est le vice-président, organisatrice de la Triennale de l’Estampe de Chamalières, une des plus importantes manifestations sur ce thème en Europe.

liris-slobo-l-explorateur-imaginaireRobert Liris et Slobo dédicaceront l’ouvrage à la galerie hAbEO le 21 septembre 2013 de 15h à 19h.

15 Square de la Source de l’Hôpital

03200 VICHY

galerie.habeo(at)gmail.com

 

Catalogue en ligne : www.estamp-art.com

slobo-liris-habeo-130921



[1] Chaque pièce de l’artiste est désignée par le nom Opus suivi d’un numéro d’ordre avant d’être titrée par le poète.

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